L’importance de 4g sur le marché

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Les principaux opérateurs espagnols de téléphonie mobile ont consacré une grande partie de leurs efforts publicitaires à l’annonce du lancement de la 4G, une nouvelle technologie destinée à améliorer l’expérience du portable. Depuis lors, nous avons vu une pléthore d’informations sur la 4G liées aux nouveaux terminaux, aux fréquences du dividende numérique ou aux shindigs avec certains opérateurs de réseaux virtuels. Néanmoins, à en juger par les chiffres de la portabilité, il ne semble pas encore y avoir d’avantage concurrentiel clair et son impact sur le marché semble être moindre que prévu. Du moins pour le moment.

 

Avantages de la 4G

Le principal avantage de l’architecture réseau 4G (quatrième génération) ou LTE (Long Term Evolution) est que le terminal communique avec le réseau uniquement en envoyant des paquets IP, ce qui exclut la possibilité de faire des appels de circuit. Cela simplifie grandement les protocoles, réduisant considérablement la signalisation et rendant les communications (de tout type) beaucoup plus efficaces. Il ajoute également une série d’améliorations radio pour augmenter la quantité d’informations qui peuvent être envoyées/reçues dans la même bande passante.

L’effet combiné de ces deux caractéristiques est une communication mobile avec des latences très faibles et des largeurs de bande effectives beaucoup plus grandes qu’auparavant. Dans ses premières versions, la 4G permet (du moins en théorie) des vitesses d’environ 100Mbits/seconde.

Selon la documentation 4G, des architectures réseau plus simples permettent de réduire les coûts de maintenance. Cet avantage supposé est un peu tiré par les cheveux, car aucun opérateur ne pourra se permettre de démanteler les anciens réseaux technologiques, de sorte que ces coûts viendront s’ajouter à ceux qui existent déjà.

 

Bandes de fréquences et dividende numérique

En 2007, compte tenu de l’importance croissante des communications mobiles dans la société, la Conférence mondiale des radiocommunications a décidé d’attribuer à la téléphonie mobile une partie du spectre qui était auparavant attribué au service de télévision. Cette bande de fréquences (790-882 MHz) est connue sous le nom de dividende numérique.

Ces fréquences, que le gouvernement espagnol a mises aux enchères en 2011 pour des montants à huit chiffres, sont encore occupées aujourd’hui par des chaînes de télévision. Ils devraient être libérés d’ici janvier 2015, mais il n’y a toujours aucune garantie que cette échéance sera respectée.

Ces fréquences, bien inférieures à celles actuellement utilisées par la 4G (voire inférieures à celles du GSM initial), assurent une couverture beaucoup plus large en raison de la faible perte de propagation, notamment à l’intérieur.

Les utilisateurs remarqueront une plus grande couverture, moins de problèmes à l’intérieur et des vitesses plus élevées ; il est également probable qu’il y aura une consommation de batterie plus faible.

Par contre, nous devrons aussi réajuster nos téléviseurs et, dans de nombreux cas, adapter les antennes aux nouveaux canaux. Ce lien vous donnera plus de détails !

 

Marché actuel des opérateurs espagnols

Actuellement, les tarifs 4G sont proposés par les quatre opérateurs de réseaux (Vodafone, Movistar, Orange et Yoigo) plus Amena, qui, bien qu’opérant en tant qu’opérateur virtuel mobile, est une seconde marque Orange. Leurs politiques sont très semblables ; les tarifs contractuels sont offerts dans presque tous les cas (tous excluent les plans prépayés et certains des tarifs les plus bas) et sans frais supplémentaires. Pour l’instant, il n’existe pas de tarifs exclusifs ou de conditions trop spéciales ; les mêmes plafonds d’utilisation de données sont même maintenus qu’il y a quelques années pour la 3G.

Les autres opérateurs virtuels n’ont pas encore eu l’occasion de l’offrir. Les opérateurs qui ont fait les frais de ce déploiement tentent logiquement de maximiser la période pendant laquelle ils disposent d’un avantage concurrentiel, en générant des affrontements tels que celui entre Pepephone et Vodafone.

Néanmoins, si l’on considère le marché actuel de la portabilité, la 4G ne semble pas être un facteur déterminant dans le choix de l’opérateur. L’an dernier, ce sont les opérateurs virtuels sans 4g qui ont enregistré la plus forte croissance de la clientèle.

Plusieurs facteurs pourraient expliquer le faible poids de la 4G sur le marché à l’heure actuelle. Tout d’abord, les terminaux 4G n’ont pas encore fait de pénétration significative, bien qu’il semble que tous les constructeurs aient lancé des modèles compatibles et que cette tendance devrait bientôt s’accentuer.

En outre, l’influence de la 4G sur le marché actuel des smartphones n’est pas encore claire. Les navigateurs mobiles et, surtout, les applications les plus utilisées sont optimisés pour la 3G sans qu’il soit nécessaire de télécharger une grande quantité de données. A moyen terme, de nouvelles applications ou utilisations du harnachement 4G sont susceptibles d’apparaître, mais cela ne s’est pas encore produit.

De plus, les tarifs proposés jusqu’à présent maintiennent toujours les fameux plafonds d’utilisation des données, empêchant l’utilisation réelle de la 4G pour le streaming vidéo de haute qualité ou le téléchargement rapide de fichiers volumineux, ce qui constitue précisément le principal avantage évident de la 4G.

 

Influence future de la 4G

Pour que la 4G puisse faire une percée significative sur le marché, il faudrait que plusieurs circonstances se produisent. Premièrement, la pénétration de ces terminaux et leur couverture doivent augmenter. Ce n’est que lorsque la migration vers les basses fréquences aura produit les avantages escomptés que les utilisateurs remarqueront une grande différence.

Il est fondamental pour les opérateurs d’adapter leurs tarifs à cette nouvelle technologie, en éliminant les plafonds.

En ce qui concerne les smartphones, de nouveaux usages ou applications de capacity-harnessing devront maintenant apparaître. Pourtant, à mon avis, il n’y aura pas de grande « révolution » ici. Les terminaux 3G sont sûrs de tenir le coup pendant un certain temps encore, de sorte que les développeurs traitant exclusivement avec la 4G seront exceptionnels.

Comme pour les tablettes ou les ordinateurs de poche, les fonctions de performance 4G peuvent commencer à entrer la valeur. La taille de l’écran joue ici un rôle crucial. Plus l’écran est grand et plus la résolution est élevée, plus les besoins de connexion de données pour la vidéo en temps réel ou la navigation sur Internet sont importants.

Mais, à mon avis, c’est sur le marché du haut débit que la 4G pourrait clairement changer la donne, comme alternative claire à l’ADSL et à la fibre optique. Lorsque le passage aux basses fréquences sera effectué et qu’une bonne couverture intérieure sera assurée, cette technologie pourrait être en mesure de fournir une connectivité stable et à large bande passante élevée.

Les avantages de ces solutions pourraient être décisifs : un déploiement beaucoup plus rapide et moins cher sans avoir à payer de péage tiers (le fameux « coût fixe de ligne » toujours facturé pour les services haut débit) ; elles offrent également aux utilisateurs la mobilité et la possibilité de transporter leur routeur et leur connectivité partout avec une couverture 4G et une prise électrique.

 

La position des principaux opérateurs

Il va être très intéressant de voir les différents opérateurs se bousculer pour se positionner à partir de 2015.

Les seuls opérateurs qui ont lancé ce service jusqu’à présent sont Orange et son petit frère Amena. Ils offrent deux services différents avec des limitations de vitesse. L’offre d’Orange est également assez discrète et cachée sur son site Web, de sorte qu’il est probable qu’elle offrira bientôt quelque chose de plus accrocheur.

Selon moi, le vainqueur probable dans cette situation est Yoigo, qui n’a pas sa propre offre haut débit et doit se rabattre sur la revente de l’offre « Fusión » de Telefónica. Le résultat le plus probable est qu’elle lance quelque chose de ce type pour proposer sa propre offre intégrée en interne et tenter de rattraper le terrain perdu ces derniers mois. J’aimerais parier que quelque chose comme ça est déjà en cours d’élaboration. Malheureusement pour eux, ils sont le seul opérateur sans attribution de 800 bandes de fréquences, ce qui pourrait s’avérer désavantageux à partir de 2015.

De l’autre côté se trouve Movistar. Il est peu probable qu’elle lance une offre de ce type car c’est elle qui détient actuellement le plus gros avantage en termes de déploiement de la fibre optique et a donc le plus à perdre dans le nouveau scénario.

Au centre se trouve Vodafone, qui est sûr d’être intéressé en termes commerciaux, mais qui pourrait trouver une main liée derrière son dos en essayant de transformer son achat de plusieurs millions d’Ono à un bon compte.

En tout état de cause, la libre concurrence semble sur le point de s’installer enfin sur le marché de la large bande, redondant sans aucun doute à l’avantage des utilisateurs et apportant des changements radicaux au marché.